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dimanche 11 juillet 2010

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L’Espagne a le vent en poulpe

L’équipe Statistix parie sur l’Espagne, c’est-à-dire suit Paul le poulpe. Cette réponse ne résulte ni d’une connaissance experte en football, ni d’un choix au hasard…

En effet :
- ne sachant rien du protocole expérimental, nous faisons l’hypothèse qu’à chaque match, la prévision du poulpe a une chance sur 2 de se réaliser : le poulpe ne serait ici qu’un simulateur (non validé) de hasard pur. Dès lors, parier sur l’Espagne ou les Pays Bas, peu importe…
- il y a un protocole expérimental astucieux, élaboré de telle sorte que le poulpe ait plus de chances de choisir ce que des experts de football patentés prédisent. Un poulpe est en effet une bête qui a une bonne tête, bon pied bon oeil (nous y reviendrons). On peut le conditionner avec la couleur du drapeau, la position de la friandise, etc.. S’il est conditionné pour répondre comme des experts, alors il semble que ceux-ci ne soient pas mauvais : la chance de gagner en suivant sa prédiction serait alors (très légèrement ???) supérieure à 0,5.
- on dit souvent que le succès fait le talent. Mais qu’en est-il des prévisions ? La prévision du succès renforce-t-il ses chances ? Et si la prévision du poulpe-oracle jouait un rôle, même infime, en décourageant l’équipe des Pays Bas ou en changeant l’atmosphère du stade ? Nous n’en savons rien, mais sous cette hypothèse là, mieux vaut parier pour l’Espagne.

Finalement, ces deux dernières hypothèses inclinent à prendre une décision que la première hypothèse, de beaucoup la plus vraisemblable, ne contrecarre pas.

Revenons à Paul. On remarquera au passage qu’il est tout de même plutôt agile de ses 8 bras. Il est intéressant de l’observer en train d’ouvrir une boîte avec agilité et de s’y cacher. Il témoigne ainsi de sa capacité à utiliser des objets fort éloignés de ce qu’il est susceptible de rencontrer dans son milieu naturel. S’intéresser à un objet inconnu, comprendre ses caractéristiques et découvrir le moyen de s’en servir : ne s’agit-il pas là de manifestations d’intelligence ? Convenez-en, Paul le poulpe n’est pas un imbécile. Les capacités cérébrales des céphalopodes sont d’ailleurs bien connues.

Cet oracle planétaire de la religion footballistique est ainsi un honnête poulpe qui comme ses congénères a tendance à fuir les lumières. Peut-être même est-il las de voir défiler toutes sortes de gens ? On lui tend des boîtes, il rentre se cacher dans l’une. D’accord, cela limite l’opinion que l’on se fait de son intelligence, puisqu’il n’a pas repéré que la boîte est transparente. Mais passons.

Et puisque nous parlons d’intelligence, quel pourrait être le point de vue de Paul le Poulpe sur ces homo-sapiens qui le créditent d’aller ici ou là pour manifester un intérêt prédictif pour le football ?